Au quotidien, il arrive que tout aille si vite qu’on pense plus qu’on ne ressent. Et on oublie parfois qu’il existe un langage plus profond, plus vrai : celui du corps en mouvement libre.
C’est ce langage que j’invite à redécouvrir à travers la danse intuitive, non pas comme une forme d’expression artistique, ni comme une thérapie « classique », mais comme une pratique sacrée de développement personnel, ancrée dans le respect de l’âme, du rythme intérieur, de la sagesse corporelle et de l’énergie qui anime chaque être.
Au-delà de la technique, l’écoute du vivant
La danse intuitive ne demande ni chorégraphie, ni compétence, ni performance. Elle ne se danse pas pour quelqu’un, mais depuis soi, pour soi.
C’est un espace où on lâche le mental pour autoriser le corps à devenir guide, à nous montrer. Dans ce lâcher-prise, les mouvements surgissent : fluides ou saccadés, doux ou puissants, silencieux ou vibrants. Chacun d’eux porte un sens, souvent inconscient, et ouvre une porte vers nos profondeurs.
Dans mon accompagnement, j’invite à considérer ce mouvement libre non comme un divertissement, mais comme un rituel vivant, un moment sacré où l’on se met à l’écoute de ce qui cherche à s’exprimer, à se libérer, à se transformer.
Une dimension chamanique et énergétique du mouvement
La danse intuitive, telle que je la conçois, s’inscrit dans une vision chamanique du corps, mais aussi dans une perception énergétique fine et respectueuse.
Le corps n’est pas seulement matière : il est mémoire, réceptacle d’énergies, pont entre le visible et l’invisible. Il vibre, absorbe, retient, libère. Et il sait, mieux que tout raisonnement, où l’énergie stagne, où elle coule, où elle appelle à être réveillée.
Lorsqu’on danse intuitivement, on ne bouge pas seulement le corps physique : on active les centres énergétiques, on dénoue des nœuds subtils, on libère des mémoires inscrites dans les cellules. Un mouvement spiralé peut nettoyer le champ aurique. Un balancement doux peut rééquilibrer les polarités intérieures. Un élan soudain peut faire remonter une émotion cristallisée depuis des années, non pour la revivre, mais pour la transmuter.
C’est cela aussi, la grâce de la danse intuitive : elle devient un outil énergétique vivant, sans formule, sans intention forcée, simplement en suivant le souffle de ce qui veut passer.
Quand le corps danse, l’inconscient parle, comme en hypnose
Dans ma pratique de l’hypnose, j’ai toujours été émerveillée par la manière dont l’inconscient communique : il ne s’exprime pas en concepts abstraits, mais en symboles, en sensations, en scènes intérieures. Il raconte des histoires où chaque détail porte une vérité cachée, une blessure non nommée, une ressource oubliée.
Lorsqu’on entre en danse intuitive, on bascule, comme en hypnose, dans un état modifié de conscience : le mental s’apaise, les barrières du « bien faire » s’estompent, et une autre intelligence prend le relais : celle du corps, mémoire vivante de tout ce que nous avons vécu, ressenti, retenu. Lorsqu’on lui fait confiance, cette sagesse intérieure peut nous guider vers des ressources insoupçonnées.
En hypnose, l’inconscient parle souvent à travers des images mentales, des sensations, des sons.
En danse intuitive, il parle à travers des mouvements du corps.
Un bras qui s’élève peut être un appel à la protection.
Un dos qui se courbe peut dire un fardeau ancien.
Un tour rapide peut incarner la libération d’un nœud émotionnel.
Un tremblement silencieux peut révéler une mémoire traumatique en train de se transmuter.
Et tout comme en hypnose, rien n’est aléatoire. Chaque geste, chaque posture, chaque impulsion contient un message, non pas à décoder intellectuellement, mais à honorer dans sa présence.
C’est pourquoi je considère la danse intuitive comme une hypnose en mouvement :
- Elle contourne le contrôle du mental.
- Elle active la sagesse inconsciente.
- Elle permet une transformation par l’expérience vécue, et non par la compréhension.
- Elle libère, réaligne, guérit, sans explication, sans discussion, sans effort.
Dans les deux cas, hypnose ou danse, il ne s’agit pas de faire quelque chose, mais de laisser être.
Et dans ce laisser-être, quelque chose de profond se réveille : la capacité de l’être à se réparer lui-même, depuis sa vérité la plus intime.
Un geste sacré de retour à soi
Ce que j’aime particulièrement dans cette pratique, c’est sa capacité à réunifier : corps, cœur, esprit, énergie.
Elle considère l’être dans sa globalité et le convie à une danse d’ensemble, une danse où chaque partie est entendue, honorée, intégrée.
C’est pourquoi, dans mes accompagnements, la danse intuitive a une place essentielle : c’est un acte sacré de présence à soi. Un moment où, sans parler, on entre en dialogue avec l’essentiel. Où, sans chercher, on trouve. Où, sans effort, on guérit toutes nos dimensions : corps, âme, et énergie.